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Pourquoi il ne sert à rien de me demander quelles sont les pratiques « que j’aime vraiment »

Lors de la rédaction de mon site web, quelque chose m’a sauté aux yeux et j’aimerais vous en parler. Cela arrive régulièrement que des personnes qui me contactent me demandent, je cite, « ce que j’aime vraiment », de faire ce qui me donne à moi du plaisir.

Je comprends que cela part d’une bonne intention mais il y a plusieurs choses qui me dérangent avec cette requête.

En écrivant cela je voudrais souligner quelques points. Je sais qu’il difficile voire impossible de parler sexualité, pratiques taboues et BDSM dans de nombreux contextes parfois même intimes. J’ai toujours adoré le sexe et ses développements, j’aime parler de sexualité, de fantasmes et de pratiques kinky. J’en ai fait mon métier parce que c’est quelque chose que je veux partager avec d’autres mais aussi parce que je veux offrir des espaces où l’on se sent bien pour parler de tout ça, pour explorer son corps et ses envies.

Je comprends que la confiance soit quelque chose qui mette du temps à s’installer dans une relation. Pour autant il me parait primordial d’instaurer le lien de confiance dès le départ, de s’autoriser à exprimer une certaine part de vulnérabilité sur qui l’on est et ce que l’on aime. Bien évidemment dans les limites de ce que l’on est prêt à partager.

Ce n’est pas pour rien que je ne suis pas une Maitresse autoritaire dans nos échanges pré-sessions. Il n’y a pas encore de lien de subordination établi. Nous sommes en train de définir un espace, un terrain de jeu, nous établissons des règles pour que nous nous sentions tous les deux en confiance.

Et alors après tout cela, nous pouvons enfin laisser place au jeu.

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